Antoinette Fouque – « La violence contre les femmes règne partout : banale, structurelle et mondiale ». | Le Club de Mediapart


Antoinette Fouque – « La violence contre les femmes règne partout : banale, structurelle et mondiale ».  | Le Club de Mediapart

Une militante et des mouvements

Antoinette Fouque (la page : Antoinette Fouque) et les autres militantes décident de déclarer le Mouvement de libération des femmes comme une association, à la fin des années 70. A la fin des années 80, lorsqu'elle rentre en France, la militante crée l'Alliance des femmes pour la démocratie. Le droit des femmes a été le combat de sa vie. Au début de la décennie 80, Antoinette Fouque s'envole pour les Etats-Unis et se met en retrait du MLF. Le MLF, à cette période sujet de luttes internes, perd de l’influence.

Son engagement politique

L’Alliance des Femmes pour la Démocratie lutte pour empêcher la poussée des extrémismes identitairesdès lors qu'en ce début de XXIe siècle, les droits des femmes sont toujours menacés. Au Parlement européen, Antoinette Fouque est vice-présidente de la commission des droits de la femme. La militante est députée au parlement européen de 1994 à 1999, après s'être présentée avec le MRG. L’Alliance des Femmes pour la Démocratie créée par Antoinette Fouque est plus que jamais active et se positionne à gauche.

Avec le MLF lors d’une manifestation parisienne, Antoinette Fouque clame : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! ». Aux Nations Unies mais aussi dans le monde entier, la militante diffuse la parole des femmes lors de conférences. Elle prend la défense de femmes en danger telles que la Catalane Eva Forest, la Birmane Aung San Suu Kyi et la Kurde Leyla Zana. Toutes les causes ont été appuyées par Antoinette Fouque.

Antoinette Fouque déteste les "-isme", qui font référence à une doctrine. Elle fait alors naître le mot "féminologie". Bien sûr, l'auteure a écrit dans divers ouvrages collectifs et participé à de nombreux entretiens. La lutte d’Antoinette Fouque ne répond pas aux tentations de l'activisme excessif, elle soutient la place de mère, qui ne peut s’opposer à la libération des femmes. Elle dirige l'écriture de l'ouvrage "Le dictionnaire universelle des créatrices", lequel met en lumière quarante siècles de création des femmes.